13/12/2025
•
07:19
SITUATION SECURITAIRE ET HUMANITAIRE A UVIRA
« Les humanitaires signalent que plus de 200 000 personnes ont été déplacées à travers le Sud-Kivu et qu'au moins 70 civils ont été tués lors de l'escalade actuelle. La plupart des familles déplacées sont hébergées dans des sites surpeuplés, ce qui accroît les risques en matière de protection et d'épidémies », a déclaré le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq.
Aide alimentaire perturbée
Les violences actuelles perturbent gravement l'aide alimentaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a été contraint de suspendre ses activités dans toute la province, privant ainsi 25 000 personnes d'une aide alimentaire vitale. Les familles d'accueil, déjà confrontées à une insécurité alimentaire critique, partagent leurs dernières provisions avec les personnes déplacées.
À Uvira, au moins 32 écoles soutenues par le PAM ont suspendu les cours afin d'héberger les familles déplacées. Cette situation a perturbé le programme de repas scolaires et prive plus de 12 000 enfants de ce qui est souvent leur seul repas chaud et nutritif de la journée, a précisé M. Haq.
« Le PAM et ses partenaires humanitaires prévoient d’apporter leur soutien aux familles nouvellement déplacées dès que les conditions le permettront, mais les stocks alimentaires à Uvira devraient s’épuiser d’ici quelques semaines en raison des besoins importants et du manque de financement », a-t-il ajouté.
Impact sur les civils
A Genève, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a exprimé son inquiétude concernant l’impact des combats sur les civils et le risque d’une confrontation régionale plus large. « Au fil des ans, nous avons documenté des violations scandaleuses contre les civils à Uvira, notamment des viols et des violences sexuelles et sexistes », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’occasion de la Journée des droits de l’homme.
Le Coordinateur humanitaire de l’ONU en RDC, Bruno Lemarquis, s’est également dit « profondément attristé par l’impact dévastateur de ces combats sur les populations civiles ».
« Il est impératif d’éviter que de nouvelles victimes ne s’ajoutent au bilan déjà tragique. L’utilisation d’armes explosives dans des zones habitées et des attaques contre des infrastructures civiles comme les écoles entraînent des pertes en vies humaines inacceptables et doivent cesser immédiatement. Les civils et les infrastructures civiles ne sont pas des cibles », a-t-il déclaré.
Laisser un Commentaire
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment.
Soyez le premier à encourager cette campagne !